La science du mensonge

Vos parents vous l’ont sûrement répété plus d’une fois: mentir, c’est mal. Sauf que voilà, mentir est aussi profondément ancré dans la nature humaine...

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Vos parents vous l’ont sûrement répété plus d’une fois: mentir, c’est mal. Sauf que voilà, mentir est aussi profondément ancré dans la nature humaine et, il faut bien le reconnaitre, nous avons recours à ce subterfuge considéré comme peu glorieux quasiment tout le temps.

Une étude, dirigée par le psychologue Robert Feldman, a par exemple démontré qu’au cours d’une conversation de dix minutes avec un parfait inconnu, 60% des individus mentaient au moins une fois, souvent sans même s’en rendre compte. Une autre étude a également permis d’établir que nous avions tendance à pipeauter nos proches plus que les autres. Mais pourquoi ?

En fait, le mensonge est pour notre espèce un outil de survie très performant, qui joue un rôle prépondérant, tant dans notre rapport aux autres que dans notre rapport à nous-mêmes.

Nous en usons en effet quotidiennement pour éviter les ennuis, gagner en crédibilité, flatter notre égo et celui des autres ou encore manipuler notre entourage car toute vérité n’est pas forcément toujours bonne à dire.

Chez les humains, l’apprentissage du mensonge commence très tôt. A 6 mois déjà, les bébés savent utiliser rires et faux pleurs pour attirer l’attention des adultes et se les mettre dans la poche : un moyen efficace de maximiser leurs chances de survie.

Cependant apprendre à pipeauter correctement demande du temps. Les enfants doivent tester les différents types de mensonges afin de définir lesquels fonctionnent, lesquels ne fonctionnent pas et lesquels fonctionnent mais finissent par se retourner contre eux. Les scientifiques estiment ainsi qu’un charmant bambin devient un menteur aguerri vers l’âge de 4 ans.

Mentir est un processus cérébral complexe qui fait intervenir différentes zones du cerveau, la plus importante semblant être le cortex préfrontal. Ce dernier assure en effet un panel de fonctions dites exécutives qui nous permet de réguler nos pensées et nos actions pour accomplir des objectifs. Mentir étant un exercice mental bien plus complexe que dire la vérité, notre cortex préfrontal rentre en effervescence quand il s’agit de mixer l’information afin d’élaborer une affabulation crédible.

Loin d’être systématiquement un moyen de nuire, le mensonge est surtout un excellent stratagème pour optimiser nos relations et maintenir notre position au sein du groupe auquel nous appartenons.

D’ailleurs l’Homme n’est pas le seul animal social à avoir compris l’intérêt du mensonge. D’autres mammifères comme les grands singes ou les dauphins peuvent avoir instinctivement recours à cette technique pour tirer le meilleur parti d’une situation. L’exemple le plus populaire pour illustrer cette réalité est celui de Koko, un gorille ayant appris le langage des signes, qui, après avoir brisé un évier, expliqua à son coach que c’était en fait un chaton qui avait fait le coup.

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POUR ALLER PLUS LOIN
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Sources (en bas de page) : http://www.boite-aux-curiosites.com/la-science-du-mensonge/

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