Mais comment fonctionne la peur ?

La peur est un mécanisme de défense instinctif, une émotion intense qui se manifeste parfois de façon spectaculaire, lorsque nous pensons avoir identifié un danger...

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SCRIPT
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La peur est un mécanisme de défense instinctif, une émotion intense qui se manifeste parfois de façon spectaculaire, lorsque nous pensons avoir identifié un danger. Lorsqu’elle nous envahit, notre respiration s’accélère, notre rythme cardiaque s’emballe, nos muscles se tendent et notre attention s’aiguise.

Cet irrésistible élan pour la survie trouve sa source dans notre cerveau. Face à la menace, ce dernier travaille systématiquement à atteindre deux objectifs : mobiliser les ressources de l’organisme - pour lui permettre de se défendre - et évaluer la gravité de la situation – pour s’y adapter au mieux.

Tout commence au niveau du thalamus, la partie du cerveau chargée de dispatcher les données sensorielles. Quand un danger potentiel est détecté par nos sens, ce dernier adresse un signal à l’amygdale qui va alors décider si oui ou non la menace est avérée. Si c’est le cas, l’alerte est donnée et l’hypothalamus déclenche alors un mécanisme de défense appelé la réponse combat-fuite.

Ce mécanisme va entrainer la production de différentes hormones du stress qui vont faciliter nos réactions physiques immédiates et préparer notre corps à une éventuelle action musculaire violente ; l’idée étant bien évidemment de maximiser nos chances de survie si les choses venaient à mal tourner.

En parallèle de cette préparation à la lutte, notre cerveau va analyser la nature du danger auquel nous sommes confrontés. En effet, rien ne sert de maintenir l’organisme dans un état de stress notoire si la menace se trouve être une petite araignée squattant l’évier de la salle de bain.

Ce travail d’évaluation est réalisé par deux autres parties du cerveau : le cortex sensoriel, qui va attribuer un sens à la menace, et l’hippocampe, qui va la replacer dans un contexte – notamment en réalisant des comparaisons avec nos expériences passées. Ainsi notre cerveau va pouvoir déterminer s’il est pertinent ou non de se maintenir en alerte.

Si le danger est avéré, la réponse combat-fuite sera prolongée aussi longtemps que nécessaire. Dans le cas contraire, après un court instant de peur, nous réaliserons qu’il n’y a en définitive rien à craindre et notre organisme retrouvera rapidement son mode de fonctionnement habituel.

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POUR ALLER PLUS LOIN
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Sources (en bas de page) : http://www.boite-aux-curiosites.com/mais-comment-fonctionne-la-peur/

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