L’espace informel et les distances sociales

L’espace informel est une notion introduite par l’anthropologue Edward T. Hall dans le cadre de la proxémie...

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L’espace informel est une notion introduite par l’anthropologue Edward T. Hall dans le cadre de la proxémie, une branche de l’étude de la communication non-verbale s’attachant notamment à l’impact de la distance physique dans les rapports humains.

Selon Hall, nous nous entourons tous de quatre sphères sociales invisibles qui nous permettent de gérer nos rapports avec autres et de filtrer les individus en fonction du type de relation que nous entretenons avec eux.

La première de ces zones s’appelle la sphère intime et englobe tout l’espace qui nous entoure dans un rayon de 45 cm. Dans cette bulle ne sont tolérés que nos proches : famille, compagnon, amis de longue date ou encore animaux de compagnie.

La sphère intime est suivie de la sphère personnelle qui occupe l’espace situé entre 45 cm et 1m20 autour de notre corps. Nous y acceptons les amis et les connaissances – notamment dans le cadre de discussions informelles – mais les inconnus en revanche n’y sont pas vraiment les bienvenus.

La zone suivante s’appelle la sphère sociale et s’organise dans l’espace situé entre 1m20 et 3m60 autour de nous. C’est à cette distance que nous nous positionnons habituellement pour interagir avec de nouvelles connaissances ou de parfaits inconnus.

Au-delà, c’est la sphère publique - autrement dit le monde qui nous entoure sans que nous communiquions activement avec ceux qui y évoluent.

Il est important de noter que ces distances varient en fonction des individus et des cultures. Les chercheurs ont en effet établi qu’en Afrique ou dans les pays latins, les distances sociales avaient tendance à être plus réduites alors que les Japonais par exemple préféraient en revanche les étendre.

Selon le professeur Ralph Adolphs, le concept de distances sociales se développe vers l’âge de 3 ou 4 ans pour se fixer définitivement à l’adolescence. Ce processus est géré par l’amygdale, une partie du cerveau impliquée dans un mécanisme de survie bien connu : la peur.

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle nous avons tendance à ressentir un profond malaise quand notre espace personnel est subitement violé. Après tout, laisser un parfait inconnu s’approcher d’un peu trop près peut théoriquement représenter un danger pour notre entité : alors forcément, notre cerveau n’adhère pas trop au concept.

Mais comment faisons-nous pour ne pas littéralement péter un plomb dans un environnement bondé comme par exemple une rame de métro pleine à craquer ?

Selon le psychologue Robert Sommer, nous procédons alors par déshumanisation. En évitant les contacts visuels et en nous convainquant que ceux qui nous entourent ne sont que des objets inanimés, nous parvenons à nous créer un petite zone de confort mentale dans laquelle nous restons enfermés jusqu’à ce qu’une opportunité de se distancer des autres se présente. Et là, nous filons !

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POUR ALLER PLUS LOIN
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Sources (en bas de page ) : http://www.boite-aux-curiosites.com/lespace-informel-et-les-distances-sociales/

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