Voyage cosmique à la rencontre des pulsars

Le 28 Novembre 1967, Jocelyn Bell Burnell et Antony Hewish firent une incroyable découverte qui allait bouleverser le monde de l’astronomie...

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SCRIPT
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Le 28 Novembre 1967, Jocelyn Bell Burnell et Antony Hewish firent une incroyable découverte qui allait bouleverser le monde de l’astronomie.

Alors qu’ils observaient la constellation du Petit Renard à l’aide d’un radiotélescope, ils identifièrent un curieux signal radio qui semblait se déclencher à intervalle régulier, toutes les 1,33 secondes.

Les deux scientifiques furent absolument sidérés par la régularité de l’étrange phénomène et envisagèrent même la possibilité d’un message extraterrestre.

Le signal fut baptisé LGM-1, LGM signifiant Little Green Men en référence à cette hypothétique civilisation inconnue à l’origine de la transmission.

Mais bientôt, d’autres astronomes se penchèrent sur la question et réalisèrent qu’ils avaient en réalité à faire à une étoile à neutrons, tournant sur elle-même à une vitesse fulgurante et avec une très grande régularité, autrement dit un pulsar.

Une étoile à neutron est un corps céleste qui peut naitre de la mort d’une étoile classique. En fait, tout est une question de taille. Les étoiles les plus massives s’effondrent sur elles-mêmes pour former des trous noirs, les étoiles plus petites - comme la nôtre – finissent leur vie à l’état de naine blanche ; mais quand une étoile entre 1,4 et 3,2 fois la masse du Soleil tire sa révérence, elle peut alors donner naissance à une étoile à neutrons.

Ce type d’étoile, ultra-dense, ne fait qu’une dizaine de kilomètres de diamètre pour une masse moyenne équivalente à 500 000 planètes Terre.

Quand la matière est à ce point compressée, il se passe généralement de drôles de trucs. Ainsi les pulsars génèrent d’intenses champs magnétiques et éjectent de puissants faisceaux de radiation – principalement des ondes radios mais aussi des rayons X, des rayons gamma ainsi que de la lumière.
Ils tournent également sur eux-mêmes à des vitesses vertigineuses, balayant l’espace de leur rayonnement électromagnétique à intervalles réguliers. De fait, pour un observateur distant, ils sont un peu comme de petits phares dans l’immensité de l’océan cosmique.

Des étoiles de ce type, les scientifiques en ont identifiés plus de 1800 dans notre voisinage. Ils s’en servent notamment aujourd’hui comme points de référence pour élaborer notre cartographie galactique.

Sur les messages des sondes Pioneer et Voyager, la position de la Terre figure ainsi relative à 14 pulsars situés dans notre région du cosmos : 14 sémaphores spatiaux qui dévoileront peut être un jour à une civilisation extraterrestre avancée le chemin vers notre planète.

Mais les pulsars pourraient également permettre à la science de résoudre les derniers mystères relatifs à la gravitation, notamment en mettant en évidence les fameuses ondes gravitationnelles.
Jamais observées mais prédites par les équations d’Einstein dans le cadre de la relativité générale, l’observation de ces ondulations de l’espace-temps permettraient de confirmer bien des aspects théoriques de notre conception de l’univers.

Enfin, dans un lointain futur, ces mêmes pulsars pourraient également servir de GPS galactique à une espèce humaine capable de voyager à travers la Voix Lactée en quête de nouvelles planètes à coloniser.

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